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Déc 21

Pour une relation de couple passionnante

Une relation de couple passionnante, c’est quoi ?relation de couple satisfaisante

Sachant qu’une relation est toujours une merveilleuse occasion de faire l’expérience de :

Qui je décide d’être

Quelques étapes sont à décrypter !

* 1 La Rencontre, l’État Amoureux

La rencontre répond à une pulsion irrépressible que l’on nomme « l’État Amoureux ». Il s’agit d’une brusque rupture des protections sociales, qui correspond chez les animaux à la « distance de fuite ». Le but inconscient de cet état est tout simplement la survie de l’espèce. L’Être Humain n’échappe pas à cette règle !

L’état amoureux se caractérise par des sensations telles que l’euphorie, l’exaltation, ainsi que des comportements de séduction et de sexualité, la recherche de la symbiose sans conscience des projections.

Il s’agit à ce stade d’un engagement ponctuel. Dans l’état amoureux, l’autre m’appartient. Il est un catalyseur pour entrer en contact avec la partie transcendante de mon Être, source de l’Amour Universel en moi. Ce dont je ne prendrai vraiment conscience que dans l’étape 4 (ci-après). Pour le moment il n’y a pas encore de  relation de couple passionnante. Il n’y a qu’un jeu réciproque de séduction dans lequel s’épanouissent toutes nos névroses et nos projections liées à notre relation précoce à notre mère.

* 2 La Transformation

Dès le départ, la relation est définie, c’est à dire organisée. Car elle ne peut pas ne pas être définie. En conscience ou pas, tacite ou concrète, explicite ou implicite, verbalisée ou pas, elle répond à une organisation qui repose sur les modèles auxquels chacun se réfère.

Petit à petit cette organisation se modifie et nous assistons au premier engagement volontaire dans la construction d’une réalité quotidienne. Pour que la relation de couple passionnante s’établisse, elle doit répondre à trois conditions :

  • a) Savoir ce que je veux et ne veux pas . « Qu’est-ce que j’ai envie de vivre, moi dans cette relation »
  • b) Quoi qu’il se passe ne remet pas en cause l’idée que j’ai de ma légitimité à exister tel que je suis (en évolution). Il en va de ma sécurité intérieure. J’ose être ce que je suis, être vrai devant l’autre et authentique.
  • c) La communication doit être constante : échanger, parler, dire et se dire.

Survient alors le processus de syntonie dont le contenu est fonction de la réalité quotidienne. Ce processus est constant, et sa qualité doit être recherchée. (Syntonie = accord en résonance de plusieurs facteurs oscillant sur une même fréquence, se dit d’un sujet qui vibre en harmonie avec le milieu dans lequel il se trouve).

Ce processus de syntonie s’accompagne de constants ajustements qui découlent de la confrontation de deux mondes  la plupart du temps très éloignés (valeurs, culture et centres d’intérêt, mode de vie, généalogie). Ces ajustements se doivent d’être créatifs, de privilégier la négociation et non le marchandage, tendre à des concessions harmonieuses dans le respect de chacun.

Pour une relation de couple passionnante, les questions suivantes sont primordiales :

  • Puis-je vivre la construction de cette réalité quotidienne avec cette personne, en restant moi même, tout en acceptant qui est l’autre et ce qu’il ou elle est ?
  • Est-ce que je peux aller plus loin dans cette relation en continuant à respecter qui je suis ?
  • Suis-je toujours fidèle à l’énergie de  » Qu’est-ce que j’ai envie de vivre, moi », et « Qui je décide d’être » dans cette relation?
  • Jusqu’où puis-je aller sans me renier, me trahir, tout en restant dans le respect de moi même et de l’autre ?

Dans cette phase de construction il convient de considérer 3 domaines importants, sans ordre hiérarchique :

  • Le projet du couple : quelles valeurs communes président à cette construction, pour faire quoi, pour vivre quoi, pour aller vers quoi ???
  • Le corps : la sexualité est elle satisfaisante ?
  • L’argent : comment circule t’il ? Comment se gagne t’il ? Comment se dépense t’il ? Par qui, pour quoi ?

Alors dans ce processus de construction et l’énergie décrite, chacun peut voir si la relation de couple est passionnante, nourrissante, agréable à vivre et donc viable et durable.

S’il y a rupture -et que l’échange, la communication vraie et authentique existe tout au long du déroulement de la construction- elle (la rupture) n’est pas la conséquence d’un conflit, mais le résultat de la constatation que nous n’avons pas suffisamment d’intérêt à vivre ensemble. Il n’y a donc normalement pas de souffrance. Reste à faire le deuil de la relation et c’est une autre histoire …

* 3 Enfin nait la Maturité, l’Amour !

C’est le temps du deuxième engagement. L’autre est aussi important que moi. C’est la coopération : on y va ensemble ! J’existe, l’autre aussi. Je suis autonome et altruiste, je me réalise, l’autre aussi. Je donne, je reçois, je n’attends pas de l’autre qu’il ou elle me donne ce que je suis le seul à savoir que je le veux et le seul à pouvoir me le donner. J’assume la responsabilité de mes choix et de  leurs conséquences.

Mon engagement tel que définit dans l’état amoureux est donc transcendé en Amour véritable !

Pour un développement plus approfondi, voyez l’article d’Hannah :

http://www.forme-sante-ideale.com/crise-du-couple-meme-pas-mal/

Que pensez vous de l’état amoureux ?   Avez vous vécu cette étape de façon passionnante  ou pensez vous qu’elle est difficile ?

Quoi qu’il en soit, dites le dans les commentaire.

 

(8 commentaires)

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  1. farid

    Je ne sais pas si on peut vraiment théorisé la construction de couple avec précision, mais en tout cas ton article semble l’encadrer de manière concrète.

    Ta façon de décrire les différentes étapes peut aider je pense, si l’on se pose les bonnes questions, à savoir si on peut construire quelque chose sur le longt terme.
    farid Articles récents..We wish you a merry christmas!!!!!!!!My Profile

  2. Alain

    Tu as raison, LA bonne question est je pense, quel est le projet du couple ?
    Jeune et sans conscience développée, cela reste avoir et élever des enfants.
    Mais ensuite à la maturité adulte, une fois que les enfants sont plus ou moins autonomes, cette question devient essentielle et beaucoup de couple s’aperçoivent que cela reste à créer.
    Passes de belles fêtes,
    Alain

  3. Millie Lavoisier

    Bonjour Alain,

    Ton article retrace bien à mon avis l’évolution de la relation de couple. Elle permet de grandir à l’intérieur et un échange merveilleux. Je suis très d’accord avec toi sur ta partie concernant la Transformation.

    Ensuite, vient la maturité, mais j’ai la sensation qu’au fur et à mesure qu’on avance dans nos cycles de vie, on repasse par la Transformation, puis à nouveau la Maturité, que c’est plus un cycle qu’un cheminement linéaire.

    A bientôt !
    Millie
    Millie Lavoisier Articles récents..Votre carte bancaire alimentée de vos bonus MLM peut se transformer en outil de prospection !My Profile

    1. Alain

      Bonsoir Millie,
      tout d’un coup j’étais envahi de spam, j’ai donc activé Akismet. Et depuis plus de commentaires !…
      Je viens de me rendre compte qu’ils étaient dans les indésirables. C’est rectifié.
      Je suis ok avec ce que tu dis. Notre cheminement n’est pas linéaire.
      Je le vois plutôt comme une spirale ascendante. Nous repassons toujours au même endroit, mais jamais au même niveau. Avec la thérapie, c’est pareil …
      La transformation, c’est le chaudron de l’alchimiste que nous sommes, occupé à transmuter notre plomb en or ….. Nos ombres en lumières.
      Merci de ton commentaire, cordialement,
      Alain

  4. Sco!

    Allô Alain,

    J’ai déjà entendu dire qu’au début d’une relation amoureuse, ce sont deux névroses qui se rencontrent! Et ici, dans le paragraphe 1 tu parles également de névroses.

    Les trois domaines de la phase de construction sont essentiels et pour moi résument ton article en ce qui concerne l’existence et la durée du couple.

    À mon avis, le but du couple est l’épanouissement des deux personnes à tous les niveaux.

    Sco! 🙂

    1. Alain

      Bonsoir Sco,
      il y a des hiérarchies dans les pathologies psychiques. Elles sont classées selon des critères discutables car ils proviennent des travaux des laboratoires pharmaceutiques soucieux de répertorier et planifier les relations entre les symptômes et les molécules destinées à entrer dans la composition des médicaments. Même si c’est un peu réducteur, à l’origine c’est ça. Il y a aussi heureusement les travaux sérieux sur l’évolution psychique de l’être humain (Piaget par ex) et ceux de la psy moderne, la psychanalyse, les écoles humaniste, Young, etc …
      Mais tous s’accordent à nous diviser en deux catégories. La 1ère c’est les Psychotiques, ceux qui présentent toutes sortes de dysfonctionnements par rapport à la « norme » de la 2ème catégorie, les Névrosés. C’est à dire toi et moi par exemple et tous ceux dont les dysfonctionnement plus ou moins importants sont « Compensés ». C’est pourquoi quelque fois on parle de décompensation pour quelqu’un qui « pète les plombs » !
      Il est donc difficile d’entrer dans la construction d’un couple pour ces raisons que chacun y vient avec toutes ses compensations, adaptations de toutes sortes et que celles ci se heurtent entre elles. Pas simple …
      Un brin de thérapie pour nettoyer les dégâts du formatage parental et/ou social/scolaire, facilite les choses relationnelles dans tous les domaines.
      Depuis la pub de Renault « payer vous une Cliothérapie », faire une thérapie n’est plus réservé à « des malades » …
      A bientôt, Alain

  5. Max

    Bonjour Alain,

    On comprend donc que l’amour est tout un chemin à parcourir, et non un évènement comme le croient les ados.
    Pour les ados, c’est d’abord:  » l’autre m’appartient. », et il en fait un objet propre à lui! Par contre, ce n’est que quand on laisse place à la liberté, à l’écoute de l’autre, que comment alors à grandir le véritable amour.
    Mais, une question me vient à l’esprit: peut-on directement passer de l’état amoureux à l’état de maturité, sans passer par la transformation? (je connais en effet des cas où la transformation est tellement courte qu’elle semble n’avoir pas eu lieu)

    Cordialement,

    Max

  6. Didier

    Bonjour Alain,
    Il me semble que ton article est plus tourné vers un idéal – très mental et raisonné – et qu’il omet la suite de ce que tu nommes « Etat amoureux » où Scol parle de névrose.
    Dans ma compréhension, la relation amoureuse se constitue sur les « atomes crochues » biologiques inconscients et ce n’est pas du tout la même chanson car elle se décline à partir des zones d’ombres du caractère des deux partenaires. Autrement dit, les injonctions ou ordres générationnelles.
    Pour l’exemple je schématise, si un homme a besoin de maîtriser la femme et est en conflit avec cette acte, il ira naturellement vers une femme dont le conflit est inverse ou complémentaire. Ils doivent pouvoir jouer ensemble inconsciemment sur le même terrain avant le conscient. Comme dit pour le meilleure et pour le pire. Ce n’est pas pour rien. Il est vrai qu’en se branchant sur des objectifs concrets nous pouvons influer sur ces injonctions, mais si elles sont actives, c’est très difficile d’éviter les conflits, pourquoi à cause de la survie et du sens inconscient que nous avons sur notre vie.
    Dans un premier temps, la survie passe avant la vie.
    De plus, grand nombre d’entre nous cherche l’amour à l’extérieure d’eux mêmes car ils cultivent la croyance inconsciente de : ne pas en avoir, être indigne, dévaloriser, inexistant… croyance profondément ancré dans le biologique et absolument pas conscientiser – ainsi nous cherchons l’amour comme le trou dans le sable qui veut boire la mer, elle est bien sûr salée. Pourquoi ? Car cela part d’une idée genre « aime moi, moi qui ne peut avoir l’amour que de l’extérieur. » C’est chercher ailleurs ce que l’on a à l’intérieure. Le drôle dans l’histoire, ou l’intéressant, c’est qu’à partir du moment où tu vies l’évidence que l’univers intérieur te remplit de son amour infini, alors le ou la partenaire devient
    la cerise sur le gâteau, c’est à dire un cadeau. Sinon elle ou il, est, biologiquement parlant, un dû.
    Ces mécanismes sont ardues à entendre mais fascinent à écouter. S’en rendre compte est une façon de les dépasser.
    Merci Alain de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur le sujet.
    A bientôt
    Didier
    Didier Articles récents..Elargir sa visionMy Profile

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